Nous avons récemment participé à la présentation du Haut Conseil de la Diplomatie Africaine (HCDA) qui a pour ambition de valoriser le continent africain à travers sa culture (actuellement monnayable à sa juste et grande valeur) et son savoir-faire dans une perspective appelée la diplomatie culturelle. En effet, les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) sont devenus progressivement les vitrines des cultures et des civilisations du monde. Si l'occident bénéficiait naturellement du rayonnement de sa culture avant l'avènement des médias et de l'internet dans leur version actuelle, cela n'était pas un acquis pour le reste du monde. Cet équilibre en termes d'exposition qui est un phénomène encore nouveau dans il contexte de mondialisation, permet malgré tout le développement d'une culture nouvelle de la représentativité. Si les autres cultures souffraient d'une certaine mise en périphérie au profit de la culture occidentale, l'outil internet qui se renouvelle à une vitesse considérable, permet de réactualiser notre rapport à soi, aux autres, au temps et à l'espace.
" Toujours dans le thème de la reconnaissance des identités dans leurs diversités (et pour tout type de cheveux), les cheveux représentent un symbole, une dimension sacrée, la beauté, l'esthétique, l'appartenance à un peuple ou une nation, dans le temps et dans l'espace. Nous pouvons citer la difficulté des femmes issues de la diversité, pour trouver les produits adaptés à leurs cheveux qui font partie de leurs identités. Nous sommes allés à la rencontre de Salma qui a développé une marque pour les différents types de cheveux, avec plusieurs gammes. "
L'expression ''le monde est devenu un gros village.'' n'a pas que des inconvénients. Il permet une recomposition de l'espace médiatique, c'est la raison pour laquelle ce blog existe, pour faire porter la voix des parcours issus de la diversité. L'expression oblige les oubliés d'hier à se reconnecter à l'heure histoire, pour puiser ce qui est nécessaire afin d'apporter leur part au contrat social sur lequel repose ce gros village qu'est le monde. Un village a beau être grand ou petit, il est composé de plusieurs micro territoires, avec leurs particularités, incarnées par les habitants qui s'approprient ce coin de terre, en fonction de leur manière de vivre, de penser et d'occuper l'espace. La démarche intellectuelle qui consiste à poser le constat de l'impact de la culture était nécessaire pour parler du parcours de Salma Jaouad, la fondatrice de Mojaya, une marque spécialisée dans le soin des cheveux. Toujours dans le thème de la reconnaissance des identités dans leurs diversités, les cheveux représentent un symbole, une dimension sacrée, la beauté, l'esthétique, l'appartenance à un peuple ou une nation, dans le temps et dans l'espace. Nous pouvons citer la difficulté des femmes issues de la diversité (et pour tout type de cheveux), pour trouver les produits adaptés à leurs cheveux qui font partie de leurs identités. Nous sommes allés à la rencontre de Salma qui a développé une marque pour les différents types de cheveux, avec plusieurs gammes. Portée par une vision inclusive, Salma propose Mojaya qui se différencie sur ce marché immense par quelques points essentiels selon nous, à savoir :
- l'aspect professionnel qui consiste à placer le consommateur au cœur du parcours de soin capillaire. En effet Salma qui veut aller au-delà de vendre des produits de beauté, a stratégiquement placé dans son offre, le diagnostic capillaire avant l'offre du produit ou l'achat;
- la dimension eco responsable à travers le système de recharge qui est lui-même biodégradable;
- le choix des matières naturelles qui composent les produits , avec le maîtrise de leurs vertus pour les cheveux;
- la promotion des différentes culture à travers les choix des ingrédients, pour ne citer que l'exemple du karité qui est fortement apprécié dans les cultures africaines;
- l'art de jouer avec les sens (vue, odeur, touchée, son).
Grâce à ses différentes stratégies la marque s'est faite remarquée par les acteurs importants comme BPI France. La marque est à un tournant dans son développement. Dans cette démarche une campagne de crowdfunding (financement participatif) a été lancée pour renforcer la marque dans son écosystème. Vous êtes un investisseur ? Vous êtes un acteur du territoire qui a pour vocation à accompagner les jeunes entreprises ? Vous êtes un acteur du secteur des cosmétiques ? Vous souhaitez testez les produits de Mojaya ? Vou pouvez contacter Salma sur les réseaux sociaux suivants :
- LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/salma-jaouad/
- Facebook : facebook.com/mojaya.cosmetics
- Instagram : instagram.com/mojaya.cosmetics
- Tiktok : tiktok.com/@mojaya.cosmetics
- Youtube : https://youtu.be/19-XUuXk18g?si=bCYcuA1mDQEpan45
Mojaya se démarque par la recherche, le développement, le geste éco responsable et une histoire racontée à travers des gammes de saveurs. Il ne vous reste qu'à tester les produits de la marque Mojaya fondée sur la promesse d'une meilleure représentativité des besoins qui diffèrent d'une personne à une autre, d'une catégorie ou d'une texture de cheveux à une autre. Nous sommes à une ère marquée par les codes qui changent, au gré de la volonté des masses composées par citoyens aux origines différentes et des attentes nombreuses. Cela crée un environnement économique qui favorise l'émulation en termes de créativité pour les entreprises qui doivent prendre en compte ces attentes qui cachent des besoins réels, surtout dans le secteur de la beauté qui est liée aux questions d'identité plus ou moins complexes d'un pays à un autre.
Nous vous laissons découvrir l'histoire de cette marque qui continue d'impacter par son authenticité, à travers notre échange avec sa fondatrice qui a une vision très mature pour son entreprise. Une entreprise qui reflète la complexité de son parcours dont elle a su tirer le meilleur pour créer de la valeur ajoutée dans un secteur qui n'a pas fini de nous requestionner sur notre identité qui mérite d'être assumée dans un monde qui tend vers l'assimilation, le conformisme, l'imitation ou le plagiat décomplexé. Mojaya faire partie de ces marques qui nous redonnent du sens, le goût de la découverte, l'envie de s'évader à travers des formes, des odeurs, des mixtures, une culture ou plusieurs cultures représentées par des ingrédients naturels.
Pouvez-vous vous présenter à nos lectrices et lecteurs s’il vous plaît ?
Je m’appelle Salma Jaouad, je suis la fondatrice de Mojaya, une marque française de soins capillaires rechargeables pensée pour les femmes aux cheveux texturés. Je suis une jeune entrepreneure toulousaine, aujourd’hui installée dans le Grand Est, où j’ai ouvert mon activité. Je suis quelqu’un d’assez solaire, curieuse, qui aime apprendre et découvrir de nouvelles choses. C’est d’ailleurs cette curiosité qui m’a beaucoup guidée dans mon parcours.
Mojaya est un projet que je développe depuis cinq ans. L’idée est née lorsque j’étais encore étudiante, à une période où je cherchais à mieux comprendre mes propres cheveux, mais aussi à créer quelque chose qui ait du sens. Entre l’idée de départ et la marque d’aujourd’hui, il y a eu beaucoup de recherches, de remises en question, de tests, de rencontres et d’apprentissage. Ces cinq années m’ont permis de construire une vision, un univers et des produits qui ne répondent pas seulement à une tendance, mais à de vrais besoins que j’ai appris à écouter chez les femmes aux cheveux texturés : le besoin de simplicité, d’efficacité, de transparence, de confiance et de plaisir dans le soin.
Si vous deviez vous définir en 3 mots, que choisiriez-vous de nous dire et pourquoi ces qualités ?
Je dirais :
- résiliente, parce que mon parcours n’a pas été linéaire. J’ai connu des difficultés personnelles, mais aussi des moments de doute dans mon parcours scolaire et professionnel. J’ai décroché à 16 ans, puis j’ai repris un chemin différent, j’ai étudié la biotechnologie, je me suis spécialisée en microbiologie, avant de me réorienter vers le commerce, puis l’entrepreneuriat;
- déterminée, parce que Mojaya n’est pas un projet construit en quelques mois. Cela fait cinq ans que j’avance, que je cherche, que je teste, que je me forme et que j’apprends à chaque étape. Je voulais créer une marque exigeante, cohérente, avec une vraie vision et des valeurs solides;
- engagée, parce que je ne voulais pas créer une marque de plus. Je voulais créer une marque utile, qui réponde à de vrais besoins, avec une dimension environnementale, sociale et inclusive. Pour moi, une entreprise ne peut plus se construire uniquement autour d’un produit. Elle doit aussi se demander ce qu’elle apporte, ce qu’elle défend et quel impact elle laisse derrière elle.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
J’ai commencé mon parcours dans la biotechnologie, avec une spécialisation en microbiologie. C’est un domaine qui m’a appris la rigueur, l’observation et l’importance de comprendre ce qui ne se voit pas toujours : les formules, les mécanismes, les équilibres, les matières. Pendant la période du Covid, beaucoup de choses se sont arrêtées pour moi. J’ai alors décidé de me réorienter vers le commerce, parce que je savais déjà que je voulais entreprendre, même si je ne savais pas encore exactement dans quel domaine. J’ai ensuite exercé plusieurs postes commerciaux dans différents secteurs : les assurances, les télécommunications, la communication, les complémentaires santé, la prévoyance et l’épargne. Ces expériences m’ont permis de comprendre les besoins des clients, la vente, la relation humaine, la pédagogie et la manière dont une offre doit répondre à une vraie problématique.
"Mojaya est née à la croisée de tout cela : mon intérêt pour la formulation, mon parcours commercial, mon envie d’entreprendre et mon expérience personnelle avec les cheveux texturés. Je n’ai pas construit cette marque uniquement avec une idée, mais avec des années d’apprentissage, d’observation et de remise en question."
Mojaya est née à la croisée de tout cela : mon intérêt pour la formulation, mon parcours commercial, mon envie d’entreprendre et mon expérience personnelle avec les cheveux texturés. Je n’ai pas construit cette marque uniquement avec une idée, mais avec des années d’apprentissage, d’observation et de remise en question.
Parlez-nous de Mojaya, votre produit autour des cheveux texturés.
Mojaya est une marque de soins capillaires rechargeables dédiée aux cheveux texturés : ondulés, bouclés, frisés et crépus. L’objectif est de proposer une routine courte, claire et efficace, composée de trois soins complémentaires : un shampooing, un masque et une gelée capillaire. Le shampooing est pensé pour nettoyer les cheveux et le cuir chevelu en douceur, sans agresser. Pour moi, le cuir chevelu est la base d’une belle chevelure : lorsqu’il est respecté, les cheveux poussent dans de meilleures conditions et la routine devient plus équilibrée. Le masque contient des actif nutritif et hydratant permet d’avoir la souplesse et du confort à la fibre capillaire. Il a été pensé pour répondre à un besoin très fréquent chez les cheveux texturés : le manque de douceur, la sécheresse, la difficulté à démêler ou à retrouver des boucles plus souples. il permet de faire briller la fibre et la protéger sans alourdir les cheveux. La gelée capillaire est le dernier geste de la routine. Elle aide à définir les boucles, à apporter de la brillance et à prolonger leur tenue pendant plusieurs jours, sans effet cartonné ni routine trop lourde.
Dans mes formules, je travaille avec des ingrédients choisis pour leur intérêt et leur cohérence avec l’univers de Mojaya. Certains sont inspirés du Maroc, comme l’argan, la rose de Damas, la figue de Barbarie, les amandes… D’autres viennent d’Afrique plus largement, comme le beurre karité. Ce choix n’est pas seulement esthétique : il traduit ma double culture, mon héritage familial et ma volonté de valoriser des matières nobles, connues pour leur richesse et leur lien avec les rituels de soin. Je ne veux pas utiliser des ingrédients simplement parce qu’ils sont “naturels” ou tendance. Je veux pouvoir expliquer pourquoi ils sont là, à quoi ils servent et quel rôle ils jouent dans la formule. Mojaya est aussi une marque très sensorielle. Je travaille les cinq sens : la vue avec les textures et les reflets, l’odorat avec des parfums subtils, le toucher avec des textures agréables, l’ouïe avec une playlist qui sera prochainement propose pour accompagner le rituel, et même le goût en m’associant avec des marque de the ou infusions pour un soin complet et qui eveils les sens
Pourquoi les consommateurs et les consommatrices devraient choisir Mojaya plutôt qu’un produit similaire proposé par des marques déjà reconnues ?
Parce que Mojaya ne propose pas simplement un produit capillaire. La marque propose une approche complète, pensée pour simplifier le quotidien des femmes aux cheveux texturés. Aujourd’hui, beaucoup de routines sont longues, compliquées et coûteuses. Les consommatrices utilisent souvent plusieurs produits de marques différentes, sans toujours comprendre ce dont leurs cheveux ont réellement besoin. Malgré cela, les boucles ne tiennent pas toujours, les cheveux restent secs et la routine devient parfois une contrainte. Avec Mojaya, j’ai voulu créer trois soins complémentaires, pensés pour fonctionner ensemble : nettoyer, nourrir, définir. L’objectif est de simplifier la routine sans sacrifier l’efficacité. La différence se trouve aussi dans l’expérience.
"Prendre soin de ses cheveux, ce n’est pas seulement chercher un résultat visible : c’est aussi se reconnecter à soi. La marque se distingue également par son engagement environnemental. Les flacons sont en verre, rechargeables et réutilisables. Les recharges sont pensées pour limiter le plastique grâce à un matériau innovant issu de déchets de pommes recyclées. Le système d’abonnement permet aussi de recevoir ses recharges de manière flexible et plus responsable. "
Mojaya invite à ralentir, à transformer le soin en un vrai moment de détente, et non en un geste mécanique. Prendre soin de ses cheveux, ce n’est pas seulement chercher un résultat visible : c’est aussi se reconnecter à soi. La marque se distingue également par son engagement environnemental. Les flacons sont en verre, rechargeables et réutilisables. Les recharges sont pensées pour limiter le plastique grâce à un matériau innovant issu de déchets de pommes recyclées. Le système d’abonnement permet aussi de recevoir ses recharges de manière flexible et plus responsable. Enfin, Mojaya porte une exigence de transparence. Je veux pouvoir expliquer chaque ingrédient, chaque choix de formule, chaque choix de packaging. Les marques existantes sont souvent très centrées sur le coiffage ou la performance immédiate. Mojaya veut aller plus loin : proposer une routine efficace, sensorielle, rechargeable, culturellement ancrée et socialement engagée.
Le projet a été soutenu par des organismes reconnus au niveau français et international comme la BPI. Parlez-nous de la vision de Mojaya.
Mojaya a bénéficié de plusieurs soutiens et accompagnements qui m’ont permis de structurer le projet, de le crédibiliser et d’avancer dans mes démarches de financement. Le projet a notamment été soutenu par Bpifrance, Initiative France à travers un prêt d’honneur, la Mission Locale, la Région Grand Est avec une subvention régionale, ainsi que France Active, qui a permis de renforcer la garantie bancaire et de faciliter mes recherches de financement. J’ai également reçu un prix d’encouragement en 2025 au MESS des entrepreneurs de Châlons-en-Champagne, qui a été une vraie reconnaissance dans mon parcours.
Arcare Concept Diary : un carnet d'adresse utile pour vos projets
La vision de Mojaya est de devenir une référence française des soins capillaires rechargeables pour cheveux texturés. Je veux construire une marque qui associe efficacité, éco-développement, sensorialité, transparence et impact social. À long terme, Mojaya a vocation à aller au-delà de la vente de produits. Je veux développer une marque qui accompagne les femmes dans la compréhension de leurs cheveux, qui valorise les héritages culturels, qui réduit l’impact environnemental des routines beauté et qui soutient des initiatives en faveur des femmes.
La marque Mojaya a une dimension inclusive. Si vous étiez Ministre chargée de la cohésion sociale, quelles seraient les priorités que vous traiteriez en France ?
Je travaillerais d’abord sur l’égalité des chances, notamment pour les jeunes. Aujourd’hui, il existe des dispositifs importants pour accompagner l’entrepreneuriat, comme ceux portés par Bpifrance autour des quartiers et de l’accès à l’entrepreneuriat quartier 2030. Mais pour moi, ce travail ne doit pas être temporaire : il doit être durable, profond et réellement ancré dans les territoires. Beaucoup de jeunes ont des idées, des compétences et une vraie énergie, mais ils n’ont pas toujours accès aux bons réseaux, aux bonnes informations ou aux mêmes opportunités. Il ne suffit pas de dire aux jeunes qu’ils peuvent entreprendre ; il faut leur donner les moyens concrets de le faire.
"Aujourd’hui encore, certains projets sont moins pris au sérieux parce qu’ils sont portés par des jeunes, par des femmes, par des personnes issues de la diaspora ou parce qu’ils touchent à des sujets considérés à tort comme superficiels, comme la beauté pour moi. Pourtant, ces sujets parlent d’identité, de confiance, de culture, d’économie, d’inclusion et de société. Pour moi, la cohésion sociale passe aussi par la capacité à écouter les nouvelles générations, à comprendre leurs codes, leurs ambitions, leurs méthodes de communication et leur manière de vouloir transformer la société."
Je travaillerais aussi sur l’accompagnement des femmes, notamment celles qui grandissent ou évoluent dans des contextes difficiles. L’autonomie, la confiance, l’accès à la formation, la santé mentale et le réseau sont des leviers essentiels. Enfin, je travaillerais sur la représentation. Aujourd’hui encore, certains projets sont moins pris au sérieux parce qu’ils sont portés par des jeunes, par des femmes, par des personnes issues de la diaspora ou parce qu’ils touchent à des sujets considérés à tort comme superficiels, comme la beauté pour moi. Pourtant, ces sujets parlent d’identité, de confiance, de culture, d’économie, d’inclusion et de société. Pour moi, la cohésion sociale passe aussi par la capacité à écouter les nouvelles générations, à comprendre leurs codes, leurs ambitions, leurs méthodes de communication et leur manière de vouloir transformer la société.
Citez-nous un ou quelques échecs et les leçons apprises par vous.
J’ai connu plusieurs échecs, mais aussi beaucoup de déceptions et de moments de doute. L’un des premiers grands tournants a été mon changement d’orientation. À ce moment-là, j’ai perdu un repère, mais j’ai aussi compris que changer de chemin ne voulait pas dire échouer. Un autre apprentissage important concerne la délégation. Quand on entreprend, on comprend vite qu’on ne peut pas tout faire seule. Mais j’ai aussi appris que déléguer ne signifie pas simplement payer quelqu’un pour réaliser une mission. Il faut savoir cadrer, contractualiser, poser des limites, définir des livrables, des délais, des conditions de paiement et des responsabilités.
"La grande leçon que j’en retiens, c’est qu’un entrepreneur doit apprendre à collaborer avec méthode. On parle beaucoup de recrutement ou de management, mais pas assez de la relation entre deux entreprises, des contrats de prestation, et de la manière de travailler sainement avec des partenaires externes. Aujourd’hui, je vois ces expériences comme des apprentissages essentiels. Elles m’ont rendue plus vigilante, plus structurée et plus professionnelle."
J’ai parfois travaillé avec des prestataires, freelances ou agences, sans avoir toutes les clés juridiques ou contractuelles pour me protéger correctement. Certaines situations ont entraîné des pertes de temps, d’argent ou d’énergie, même si elles ont heureusement pu se régler à l’amiable. La grande leçon que j’en retiens, c’est qu’un entrepreneur doit apprendre à collaborer avec méthode. On parle beaucoup de recrutement ou de management, mais pas assez de la relation entre deux entreprises, des contrats de prestation, et de la manière de travailler sainement avec des partenaires externes. Aujourd’hui, je vois ces expériences comme des apprentissages essentiels. Elles m’ont rendue plus vigilante, plus structurée et plus professionnelle.
Quels sont vos projets d’avenir ?
À court terme, mon objectif est de réussir la campagne de précommandes Mojaya afin de financer la première production, l’achat des matières premières, les packagings et la mise en place du système de recharges. Ensuite, je souhaite lancer officiellement la marque, développer le site e-commerce, structurer le système d’abonnement et faire connaître Mojaya auprès des femmes aux cheveux texturés. À moyen terme, j’aimerais aussi développer le B2B en France, notamment auprès des salons de coiffure, hair spas, concept stores, boutiques spécialisées et établissements hôteliers sensibles à des produits plus responsables et sensoriels.
"Mon rêve serait de pouvoir proposer une salle de bain presque entièrement rechargeable, avec des produits que l’on comprend, que l’on connaît, qui sont efficaces et qui transforment les gestes du quotidien en vrais moments de soin."
À plus long terme, mon ambition est d’élargir Mojaya à d’autres rituels du quotidien, notamment les soins pour le corps : gel douche, crème, déodorant, soins complémentaires. Mon rêve serait de pouvoir proposer une salle de bain presque entièrement rechargeable, avec des produits que l’on comprend, que l’on connaît, qui sont efficaces et qui transforment les gestes du quotidien en vrais moments de soin.
Si vous deviez remercier quelques personnes, qui sont-elles et que représentent-elles pour vous ?
Je voudrais d’abord remercier Chérine Maoui, qui m’a accompagnée dans la création de ma marque. J’ai eu la chance de gagner un concours qui m’a permis de bénéficier de son accompagnement, depuis l’idée du projet jusqu’à la production, en passant par les tests réglementaires et le travail avec le laboratoire. Son regard, ses conseils et sa vision m’ont beaucoup aidée. Sans cet accompagnement, Mojaya n’aurait probablement pas la même structure ni la même maturité aujourd’hui.
Je voudrais aussi remercier toutes celles et ceux qui m’ont encouragée lorsque le projet n’était encore qu’une idée griffonnée. Mes proches, mes prestataires, mes fournisseurs, le laboratoire qui m’accompagne dans le développement des formules, mais aussi toutes les personnes qui ont partagé un conseil, une expertise, une mise en relation ou simplement un mot d’encouragement. Ce projet n’aurait pas pu se construire de cette manière seule. J’ai compris avec le temps que l’accompagnement, le réseau et les rencontres sont essentiels. On avance toujours mieux lorsqu’on est entouré des bonnes personnes.
Quelles sont les 3 qualités d’un leader ?
Pour moi, les trois qualités d’un leader sont :
- la vision, parce qu’un leader doit savoir où il veut aller, même lorsque le chemin n’est pas encore totalement clair. Il doit être capable d’imaginer quelque chose qui n’existe pas encore et de donner du sens à ce qu’il construit;
- le courage, parce qu’entreprendre, c’est souvent sauter dans le vide. C’est accepter de travailler beaucoup, de se tromper, de prendre des risques, de sortir de sa zone de confort et de faire des choses que l’on ne pensait pas forcément capables de faire;
- la réactivité, parce qu’un leader qui ne sait pas s’adapter peut mettre son projet en danger. Les marchés évoluent, les besoins changent, les technologies avancent, les comportements des consommateurs se transforment. Un bon leader doit savoir observer, ajuster et prendre des décisions rapidement lorsque c’est nécessaire.
Que pouvez-vous conseiller aux jeunes générations pour atteindre leurs objectifs ?
Je leur conseillerais d’arrêter d’attendre le moment parfait. C’est une phrase que l’on entend souvent, mais elle est vraie. On apprend en avançant, pas en restant bloqué dans l’idée qu’il faut être prêt à 100 %. Je leur dirais aussi de ne pas avoir peur de rencontrer des difficultés. Un blocage, un refus ou un échec ne veut pas dire que l’idée n’a aucune valeur. Avant d’arriver à mes formules actuelles, il y a eu de nombreux essais, des ajustements, des échantillons qui ne correspondaient pas à ce que j’imaginais, des retours, des corrections.
Il faut croire en son projet, mais aussi apprendre à bien le construire. Il faut se former, demander de l’aide, déléguer quand c’est nécessaire et surtout se créer un réseau. Aller à des événements, parler de son projet, poser des questions, rencontrer des personnes : tout cela peut ouvrir des portes. Je leur dirais aussi de ne pas trop se comparer. Chacun avance avec son histoire, ses moyens, son rythme et ses obstacles. Le plus important, c’est de ne pas vivre avec le regret de ne pas avoir essayé.
Citez 3 bienfaits immédiats de l’entrepreneuriat pour l’Afrique.
L'entrepreneuriat apporte plusieurs bienfaits à l'Afrique :
- le premier bienfait est la création d’emplois et d’opportunités économiques locales. L’entrepreneuriat peut permettre à des femmes, des jeunes et des artisans de développer une activité, de gagner en autonomie et de participer directement au développement de leur territoire;
- le deuxième bienfait est la valorisation des ressources et des savoir-faire. L’Afrique possède une richesse immense : matières premières, plantes, huiles, beurres, hydrolats, savoir-faire artisanaux, rituels transmis de génération en génération. L’entrepreneuriat permet de ne pas seulement exporter ces richesses brutes, mais de les valoriser avec plus de sens, de respect et de valeur ajoutée;
- le troisième bienfait est la fierté et la représentation. Même lorsque l’on entreprend depuis la France, comme c’est mon cas, on peut faire rayonner une culture, un héritage, un pays ou un continent. À travers Mojaya, je souhaite notamment valoriser des ingrédients issus du Maroc et d’Afrique, en travaillant autant que possible avec des filières et des coopératives qui participent à l’autonomie économique des femmes.
Quelle est la citation parfaite qui résume votre vie ?
Je dirais : “Ce n’est pas parce que le chemin n’était pas prévu qu’il ne peut pas mener à quelque chose de grand.”
Cette phrase résume bien mon parcours. Je n’ai pas toujours suivi une trajectoire simple ou évidente. J’ai connu des détours, des changements, des doutes, mais chaque étape m’a construite. Avec le temps, j’ai compris que même les périodes difficiles peuvent nous apporter quelque chose : une force, une lucidité, une rencontre, une nouvelle direction. Le plus important est de continuer son propre voyage.
Quelques mots sur Arcare Concept, notre blog
J’apprécie Arcare Concept parce que le blog donne de la visibilité à des parcours d’entrepreneurs, de talents et de leaders qui construisent, entreprennent et font rayonner leurs projets. Je trouve cela très important, parce que toutes les histoires inspirantes ne sont pas toujours mises en avant. Il existe une vraie richesse dans les parcours, les idées, les initiatives et les projets portés par des personnes que l’on n’entend pas toujours assez. Avoir un espace qui permet de reconnaître ces trajectoires, de les valoriser et de leur donner une voix, c’est précieux. Cette reconnaissance peut parfois être le point de départ de nouvelles opportunités.
Citez-nous un ouvrage ou une personne qui a contribué à votre développement personnel.
Un ouvrage qui m’a marquée est L’Alchimiste de Paulo Coelho.
C’est un livre qui se lit facilement, mais qui peut résonner très différemment selon la personne qui le lit et le moment de sa vie. Ce qui m’a touchée, c’est l’idée de la « légende personnelle », du chemin que l’on suit, des obstacles que l’on traverse et des rencontres qui nous transforment. En lisant ce livre, j’ai compris que l’objectif n’est pas toujours uniquement la destination. Le voyage compte aussi. Les doutes, les erreurs, les détours et les difficultés font partie de ce qui nous construit. C’est un livre que je recommande, parce qu’il pousse à réfléchir à son propre parcours, à ses choix, à sa persévérance et à la manière dont on peut transformer les épreuves en apprentissages.
Citez-nous un fait ou un personnage que vous trouvez remarquable dans l’histoire de votre pays.
Je citerais Fatima al-Fihri, une figure traditionnellement qui est associée à la fondation de l’Université Al-Qarawiyyin à Fès, au Maroc, au IXe siècle. Je trouve cette figure remarquable parce qu’elle incarne le savoir, la transmission et la puissance d’une femme qui investit dans quelque chose de plus grand qu’elle. Son héritage est profondément inspirant : il rappelle que les femmes ont toujours participé à la construction du savoir, de la culture et de la société, même lorsqu’elles n’ont pas toujours été suffisamment mises en lumière. Pour moi, c’est une figure qui fait écho à ce que je veux porter avec Mojaya : valoriser un héritage, transmettre quelque chose, créer un projet utile et montrer que les femmes peuvent construire des choses durables, ambitieuses et porteuses de sens.
Soumaïla DIAKITE
Soumaila Diakité est le Fondateur de la start-up Arcare Concept. Spécialisé dans la création, le conseil et l'accompagnement des entrepreneurs, notamment dans leur communication et leur stratégie digitale. Il donne anime également des formations dans la communication digitale des institutions (Collectivités Publiques, Assoications, Porofession Liberale et Entrpise).
Contacts : soumaila.diakite@gmail.com / Téléphone : 0033 6 65 57 09 87 / Région Hauts-de-France, France
Arcare Concept - Le Blog est un blog dédié à la promotion, la valorisation, la mise en lumière des accomplissements sur le plan individuel et collectif. Il s'agit d'une campagne stratégique (sur le court, moyen et long terme), une institution de guerre économique au service des talents, des leaders, des parcours singuliers, des projets et des entreprises qui concourent au rayonnement de l'espace francophone. Notre média souligne avec attention son intérêt pour la diversité, notamment les personnes issues de la communauté africaine qui osent faire bouger les lignes pour montrer une autre Afrique. Une Afrique qui se traduit par l'ambition, la créativité, l'humanité, la promotion de la culture de l'excellence, l'évolution (dans le bon sens) mais aussi le partage des valeurs traditionnelles et ancestrales (utiles) sans oublier la modernité. Grâce à ce blog nous avons interviewé des hommes et des femmes aux parcours fascinants.
"Les Africains d'origine et ceux de la diaspora doivent donc s'unir pour faire bloc, face à ce manque de présence (active) de leur part dans la sphère médiatique car ils sont peu ou pas représentés. Entre les deux perspectives nous avons une communauté mal représentée par les médias qui sont rarement bienveillants (dans un cas) ou peu compétents en la matière (dans d'autres cas) car ignorants face à nos réalités."
La communauté africaine a besoin de médias comme Arcare Concept - Le Blog qui facilite la promotion ainsi que la valorisation du parcours de ses invités, celle de leurs produits, services ou professions sans oublier que nos contenus favorisent le réseautage et la mise en relation entre les professionnels. Enfin ce qui fait la spécificité du média Arcare Concept - Le Blog c'est notre politique RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises cliquez sur Modibo Charity Concept, pour en savoir plus) qui consiste à promouvoir financièrement des porteurs de projet à travers la rédaction d'articles de ce genre pour les entreprises, les associations, les collectivités territoriales, les start-up, la société civile et les porteurs de projet. Avec notre rémunération nous finançons un porteur de projet (ou plusieurs). Le financement de ces projets se fait sur 2% de nos ressources financières par article écrit.
Avec plus de 270 articles à notre actif, la connaissance du terrain et les aspirations de la jeunesse, nous sommes arrivés à la conclusion, chez Arcare Concept - Le Blog, que l'Afrique n'est plus effrayée par le succès, avec ou sans les diplômes qui créent un décalage dévalorisant entre le monde francophone et la population active. Durant des années ce décalage emprisonne les potentiels, étouffe les perspectives, détruit des avenirs dans l'espace francophone et plus particulièrement dans l'Afrique francophone. Ce décalage qui consiste à croire que c'est le diplôme qui fait la réussite, détermine, souvent de façon réductrice, les aptitudes des hommes et des femmes qui les acquièrent.
Inauguration de la Bibliothèque Sociale Modibo et Kadiatou - mise en place d'un Village des Solutions autour de l'éducation
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