1.Pouvez-vous vous présenter à nos lectrices et lecteurs s'il vous plaît ?
Je suis BERTHE Sanata à l'état civil, officiellement connue sous le pseudonyme de Amy de la Série Polygamie et d’Anissa de la Série Les Rouages du Destin. Je suis actrice et directrice artistique chez Bouctou TV.
Si vous deviez vous définir en 3 mots, que choisiriez-vous de nous dire et pourquoi ces qualités ?
Je suis :
- introvertie, parce que j’ai du mal à aller vers les gens de manière spontanée, mais quand j’apprends à connaître la personne, je suis plus à l’aise et je suis extravertie avec cette dernière. C’est pour ça que je suis calme car j’ai du mal à sortir de ma zone de confort. Je suis beaucoup dans l'observation. Je me demande s’il y a du feeling ou pas avec l’autre avant de créer un rapport humain;
timide, ce qui permet conforte mon coté introvertie;
joviale, parce que j’aime beaucoup partager des moments avec mon entourage, rire avec eux.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Après le bac j’ai fait 5 ans d’étude, j’ai une Licence en Littérature Française et un Master2 en Management et Développement Commerciale à l'extérieur du Mali. Quand je suis rentrée j’ai commencé à bosser dans une entreprise de communication et d'événementielle, où j’étais directrice commerciale. En parallèle de mon travail, je faisais des figurations dans certains films, par passion. Mais à ce moment je ne voyais pas dans l’acting même si j’ai grandi dans une famille qui est familière à l’art. En effet ma Tante paternelle etait une très grande actrice, ce qui m’a permis de cotoyer des acteurs de renoms, depuis mon jeune âge. Grâce à cet héritage culturel et artistique ainsi que mes débuts dans le cinéma, à travers mes apparitions dans certaines productions, j’ai pu décrocher quelques années plus tard, mon premier grand rôle, celui de Amy dans le Série Polygamie. Je n’ai pas fait de formation pour devenir actrice. Mais ma culture générale de ce métier (devant et derrière la caméra), mes expériences professionnelles à travers les premiers projets cinématographiques ont contribué à ma carrière d’actrice.
Vous êtes actrice, entrepreneure, costumière de scène et coach d'acteur, égérie et figurante dans les clips vidéos. Qu'est ce qui manque aujourd'hui au cinéma malien pour atteindre le succès escompté ?
Aujourd’hui c’est vrai que les choses commencent à aller de mieux en mieux. Nous sommes sur le chemin du développement c’est pourquoi il nous faut vraiment des fonds, des partenaires, des sponsors pour pouvoir y arriver. Il y a des personnes qui n’ont pas fait de formation dans le cinéma, mais elles sont bourrées de talent. Elles ont juste besoin de se former pour devenir de vrais acteurs capables d’apporter une valeur ajoutée au cinéma malien et africain. Tout cela nécessite des fonds.
Après le succès de la série Polygamie vous avez pleinement démontré votre talent d'actrice dans le cadre de votre projet actuel, nommé Les Rouages du Destin. Pouvez-vous nous parler de cette expérience saluée par la critique ?
Les Rouages du Destin était l’une de mes plus belles expériences parce que j’ai contribué au projet de manière pleine et entière, devant la caméra et derrière en tant que directrice artistique. Ce qui en fait un projet particulier pour moi. Les Rouages du Destin, je peux dire que c’est mon petit bébé. Ce projet fait vraiment partie de mon histoire et je pense qu’un beau jour, on en parlera. On parlera de ce projet en profondeur.
Selon vous qu'est ce que les acteurs et les professionnels du cinéma malien doivent faire pour donner une dimension internationale à leur travail ?
Je pense qu’avec certaines maisons de production, nous touchons l’international, dans le sens où, on sort de notre zone de confort, on essaie de collaborer avec d’autres professionnels du monde du cinéma, venant d’autres pays africains. Ce qui nous permet d’axer le travail sur une dimension internationale et aller au-delà du possible, viser même hollywood, pourquoi pas. Cela ne pourrait se faire qu’avec des financements, la formation des professionnels du secteur, la ténacité et l’ouverture d’esprit dans une dynamique d’échange mutuel des expériences humaines, sociales, artistiques et culturelles.
Citez nous un ou quelques échecs et les leçons apprises par vous
Pour moi l'échec c’est abandonner, à partir du moment où on se dit j’abandonne, je n’y arrive pas, ça c’est l'échec. Mais à chaque fois qu’il y a un problème, une contrainte, un blocage, je vais essayer même quand on n’a plus de force. Qu’on se donne les moyens et se motive en se disant qu’on va y arriver, se donner les moyens, les ressources dans la mesure du possible, on finit toujours par atteindre son objectif ou du moins une partie. Pour le moment, Al Hamdouli’llah, je n’ai pas encore eu de contraintes que je pourrais considérer comme un échec. Je dirais aux personnes qui se trouvent en situation d’échec de considérer leur situation comme une étape vers leur but, qu’elles essayent de se donner les moyens de réaliser leurs objectifs.
Quels sont vos projets d'avenir?
Aujourd'hui je me vois m’investir davantage dans le milieu du cinéma pour hisser encore plus haut le cinéma malien en apportant ma pierre à l’édifice.
Si vous deviez remercier quelques personnes, qui sont-elles et que représentent-elles pour vous ?
Je remercie :
- ma famille entourage;
- mes amis qui sont comme ma famille.
Grâce à eux j’arrive à avancer peu importe les périodes de doute et de difficulté.
Quelles sont les 3 qualités d'un leader ?
Les qualités d’un bon leader sont :
- l’écoute pour mieux comprendre;
- la patience car il faut savoir gérer tout le monde selon sa réalité, son éducation, ses valeurs;
- l’art de gérer une équipe.